L'âme du vieux Charonne

Cœur religieux de l'ancien village  de Charonne 
dans l'actuelle 20e arr. de Paris

Une église de village 

classée Monuments Historiques

L'origine d'un oratoire  est liée à la rencontre entre saint Germain, évêque d'Auxerre et Sainte Geneviève qui deviendra la Sainte Patronne de Paris, à cet oratoire succèdera une église villageoise au XIIe siècle. Elle sera souvent transformée et reconstruite au XVIIIe siècle à la suite d'un incendie. Un fait lors de la révolution marquant le curé de la paroisse : Joseph Estard reçoit une lettre pastorale de l'évêque  Gobel constitutionnel de Paris (non reconnu par Rome) le 9 mai 1792. Il devait la lire dans l'église le 13 mai suivant, il se montra très téméraire en déclarant l'évêque constitutionnel illégitime. La garde nationale pris place au sein de l'édifice. Il fut contrait d'obéir officiellement mais il continuera de refuser de se soumettre, il sera arrêté le 30 août pour son incivisme et conduit à la maison d'arrêt des Carmes et décèdera lors des massacres de septembre 1792. 

Son clocher

Il fut réhaussé au XVe siècle, abritant la cloche Germaine qui sonne toujours. Datant de 1606, par chance elle n'a pas été transformée en canon.

Des piliers aux décors sculptés

Un église simple avec des décors sculptés sur des piliers datant du XVe siècle.

Un cimetière qui l'environne

Le cimetière entourant l'église a pu échappé aux dispositions du décret du 12 juin 1804, interdisant les cimetières dans le cœur des bourgs et des villages. Il est tout aussi vieux que l'église.

Une question se pose: de quand date la première tombe ?
On se sait pas, se que l'on sait il y a sans doute eu des tombes au XIe, XIIe, XVIe et au XVIIe siècles après l'incendie de l'église.

Lors des événements de la Commune de Paris, une fosse  commune a été ouverte pour la cinquantaine d'otages fusillés, rue Haxo, en mai 1871. 

Sources > 

Bulletins de l'association d'histoire et d'archéologie du XXe arr.  de Paris, 
numéros 17 et 71.